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La ville existe vraisemblablement depuis l'Antiquité comme
toutes les communes dont la dénomination est achevée
par le suffixe "argues". En 1565, avec l'érection
en duché-pairie du vicomté d'Uzès par Charles
IX, la seigneurie d'Aimargues passa sous la domination de la maison
de Crussol et devint le principal fief de la Basse-Vistrenque. Elle
fut en effet avant la Révolution française instituée
en baronnie.
La tradition attache à Aimargues, la devise latine "fluctuat
nec mergitur" -la même qu'à Paris- que l'on traduit
par : "elle flotte et ne sombre pas". Cela en référence
aux armoiries de la ville "d'azur, à la rivière
d'argent, ombrée d'azur, sur laquelle est une croix flottant
à dextre de sable". La tradition veut également
que ce soit le roi Louis IX, dit Saint-Louis, qui, partant pour
la croisade, fit étape dans la cité avant de s'embarquer
au port d'Aigues-Mortes.
Sous l'Ancien Régime, la petite ville jouissait d'une importance
relative, étant siège de l'Archiprêtré
au sein de la viguerie d'Aigues-Mortes. La ville perdit ses remparts
sur ordre de Louis XIII. Elle quitta la tutelle d'Uzès dès
la Révolution. Lors de la mise en place du département
du Gard, en 1790, elle fut édifiée en chef-lieu de
canton au sein du district de Nîmes.
La ville d'Aimargues est profondément marquée par
la culture taurine. Fanfonne Guillerme, qui naquit le 31 octobre
1895 à Paris, 55 avenue Kléber, y passa de nombreuses
années de son enfance puis finit par s'y installer définitivement
afin de vivre sa passion de la race camarguaise (chevaux et taureaux).
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