la course de Protection : course de jeunes taureaux rasetés
par des raseteurs débutants (stagiaires)
la courses de taureaux jeunes et/ou neufs
la course de vache cocardières : course de vaches exclusivement
la course de Tau : course de taureaux non castrés
le concours de manades : course composée de taureaux
de plusieurs manades sans quil y ait véritablement
compétition entre elles.
la Royale : six taureaux parmi les meilleurs dun même
élevage.
la super Royale : les six meilleurs taureaux dun même
élevage
Une course camarguaise se déroule
en plusieurs temps :
Avant la course, les razeteurs (des sportifs de haut niveau)
qui vont officier se présentent à l'appel de "CARMEN"
,
la musique de l'opéra de Bizet. Ce moment se nomme "LA
CAPELADO".
Ensuite 3 taureaux vont courir pendant chacun 15 mn.
Suivent 15 mn d'entracte permettant aux razeteurs de se reprendre
des forces ... et aux spectateurs de se désaltérer!
Puis 3 nouveaux taureaux vont courir pendant chacun 15 mn.
A l'issue de la dernière course, une vachette est souvent
offerte à la jeunesse et aux apprentis razeteurs.
Le dernier temps, nommé BANDIDO (ou échappée)
consiste à ouvrir le toril pour permettre l'échappée
des taureaux qui sont immédiatement encadrés par
les gardians. Ce groupe traverse alors les rues du village jusqu'au
PAYS (le pré où les taureaux vont pouvoir se remettre
de leurs émotions). C'est souvent le moment où les
ATTRAPAÏRES (des jeunes du village) essaient de faire fuir
les taureaux en écartant les gardians. Si un des taureaux
s'échappe, le dernier temps se déroule généralement
dans les bistrots du village où les attrapaïres vont
raconter et raconter à n'en plus finir leur bonne farce.
La course d'un BIOÙ
se déroule en plusieurs étapes :
Une longue sonnerie de trompette annonce la sortie du taureau (ou
de la vache).
Le taureau (ici nommé BIOU ou COCARDIER car il porte la COCARDE)
sort du TORIL et cherche son CAMPS, un espace où il sent
qu'il peut observer la piste et les hommes avant de combattre (étonnament,
on dit qu'il SE TANQUE dans UN ANGLE alors que l'arène est
généralement ronde ou ovale... donc à priori
sans angle!).
La PRESIDENCE (l'autorité, composée d'un président
et de 2 assesseurs, chargée de contrôler le bon déroulement
de la course) annonce alors le nom du BIOÙ (s'il en a un),
le nom de la MANADE et les primes attribuées aux ATTRIBUTS
(cocarde, glands et ficelles).
Lors des CONCOURS DE MANADES, le cocardier (ou la vache cocardière)
peuvent également arborer une DEVISE (une des 3 ARMOIRIES
de la MANADE avec le FER et l'ESCOUSSURE) représentant les
couleurs de la manade, collés sur le garrot. Cette devise
n'est pas primée.
Un courte sonnerie de trompette invite les razeteurs à provoquer
le taureau. Le RAZET s'organise en 4 temps :
le TOURNEUR (un ancien razeteur) se charge d'attirer l'attention
du taureau, par la voix et les geste et de le placer au mieux
pour favoriser la course du razeteur qui profite de cette étape
pour se mettre en position.
le RAZETEUR en démarrant sa course, déclenche
la charge du bioù
Taureau et razeteur se croisent (c'est cet instant que l'on
nomme le RAZET). Avec un crochet, fixé dans sa main, le
razeteur essaie d'enlever un des attributs qui doivent être
ôtés dans l'ordre suivant : cocarde, glands, première
puis deuxième ficelle.
le razeteur s'échappe en sautant au dessus des barrières
encadrant la piste. Les bons cocardiers le poursuivent jusqu'à
heurter violemment l'obstacle... c'est le COUP DE BARRIERE, toujours
salué par la musique de CARMEN de BIZET.
Après 15 minutes de piste, une troisième sonnerie
indique le retour du bioù au toril, dépouillé
(ou non!) de ses attributs. Si le taureau refuse de retourner dans
le toril, on fait sortir un SIMBEÙ (boeuf conducteur de la
manade, reconnaissable à la cloche qu'il possède autour
du cou) qui, théoriquement, entraîne le taureau vers
le toril. Un taureau récalcitrant nécessitent l'intervention
d'un gardian qui vient le menacer avec le FER (le trident) pour
le convaincre!